À la découverte de Nosy Iranja

Publié le 3 février 2026 à 22:46

 

DÉPART POUR NOSY IRANJA

Ce site magnifique est situé à 45 km de Nosy be.
Nous sommes un peu déçus car le ciel est très gris et il pleut à verse.
Notre guide nous demande si nous sommes toujours décidés à partir. « Bien sûr que oui » lui répondons nous à l’unisson, tant pis pour la pluie, nous sommes là pour découvrir.

Arrivée sur la plage d'Ambatoloaka, je m’aperçois que cette sortie est vraiment prisée et je n’avais pas imaginé qu’il y aurait autant de monde.
Nous embarquons dans des vedettes rapides : notre guide Nico, explique rapidement le déroulé de la journée en précisant qu’il y aurait une halte à l’île Antsoha où nous pourrions voir des lémuriens,pour ceux qui ont payé, les autres peuvent attendre sur la plage.

Et nous voilà partis pour 1h30 de navigation
Nous atteignons l’île Antsoha où plusieurs embarcations sont déjà amarrées : une petite île et beaucoup de touristes, surtout italiens (très bruyants) - je suis choquée par cette invasion mais il est vrai que les lémuriens sont tellement mignons et adorables et peu farouches ... 15 mn de halte nous dit le guide, pas plus et c’est pareil pour tout le monde.
Au moment de repartir, ma fille signale que son voisin n’est pas là, notre guide compte, effectivement, il manque un homme – quelques-uns s’énervent un peu : "mais où est-il passé ?" (un touriste « vazaha » d’un certain âge sorti avec sa canne à pêche). "Il est là-bas" s’écrie une dame. Au loin, nous le voyons sautiller sur les rochers avec une canne à pêche et tout à coup, il bascule en avant. Les guides se précipitent pour aller le chercher, il a un "bobo" au genou - tout le groupe l’accueille avec des reproches : « on vous a dit 15 mn, vous allez nous faire rater la marée... » ou « s’il vous était arrivé quelque chose qu’aurait on fait de vous ? ». Penaud, il reprend sa place et nous voilà repartis pour Nosy Iranja.

Un léger vent a chassé les nuages.
L’eau est incroyablement claire et tout ce camaïeu de bleu qui domine le ciel et la mer... C’est tout simplement très beau.
Mais là aussi, il y a du monde, beaucoup de monde.
Nous sommes en novembre, je n'en reviens pas, j’imagine le site en haute saison.
Bref, j’essaie d’en profiter et suit le groupe derrière le guide qui nous mène vers notre emplacement. Ici, on voit de grandes tables les unes à côté des autres au milieu des marchands de nappes, paréos, arts malgaches etc....
Tout est organisé pour le tourisme.
Briefing du guide : « je vous laisse vous promener jusqu’à l’île en face avant que la marée ne recouvre le chemin de sable. Pour ceux qui veulent monter voir le phare, rdv à 12h30 ici. Et ensuite déjeuner à 13h »
Je décide de monter voir le phare.
Nous suivons un sentier, se faufilant entre les cases car Nosy Iranja, c’est aussi un village habité par 400 âmes qui essaient de tirer des revenus du tourisme. Les dames font de la broderie ou vendent divers produits, les hommes vont à la pêche ou font la cuisine, etc.... C’est très vivant, il y a même une école primaire.
Dans les escaliers qui mènent au phare, les visiteurs se croisent.
De là-haut, la vue est magnifique mais il faut faire la queue pour prendre des photos.
Nous redescendons pour le déjeuner. Les tables sont biens remplies, mes enfants m’ont réservée une place.
Le repas est déjà prêt, préparé sur l’île, seules les boissons viennent de l’extérieur, les glacières jonchent le sol. Au menu, poissons grillés, crevettes, brochettes de zébus, crudités 
et riz coco. Je dois avouer que c’est plutôt très bon. Les conversations vont bon train, des liens se tissent, la bonne humeur prime.

À côté de nous, des italiens ont mis de la musique à fond et nous mangeons au son d’Eros Ramazotti, Toto Cutugno et les autres comparses.

C’est bientôt l’heure de partir, il ne faut pas tarder car un petit vent commence à souffler.
En moins d’une demi-heure, les visiteurs quittent l’île qui retrouve son calme.
Même notre pêcheur du dimanche est là. Nous l’avons menacé de l’abandonner s’il n’était pas à l’heure... mais il était bien là, bredouille, certes, mais présent.

Le retour.... Mamma mia ... Le vent, les vagues ....
Nous recevons l’eau en plein visage, nous sommes trempés
Un couple d’habitués, venu de la Réunion nous confie en riant : « c’est la première fois que nous nous faisons autant arroser »
J’ai hâte d’arriver - sous les giclées d’eau, mon maquillage dont j’étais si fière, a disparu... Mais nous arrivons à bon port, sains et saufs après cette incroyable journée.
Espérons que le tourisme soit bien maîtrisé et l’environnement préservé.

 

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