✴️ANTANANARIVO vers AMBONDROMAMY (423 km)
Nous avons décidé de partir tôt pour éviter les bouchons à l’entrée de la capitale. Mais peine perdue, nous voilà engloutis dans les flots de voitures, traversant cette partie ouest qui comme partout, se développe rapidement.
Puis la file de véhicules s’estompe pour nous laisser enfin profiter tranquillement de la route.
Mais vite, nous nous rendons compte que le voyage sera long, la route est dégradée. Nous roulons à une vitesse très modérée ce qui me laisse, en revanche, la possibilité de prendre des photos.
Le paysage est grandiose. Le tampoketsa, c’est beau et c’est triste à la fois car cette nationale est particulièrement connue pour les nombreux feux de brousse qui sévissent. La saison des pluies n’a pas encore vraiment commencé et les plateaux dénudés deviennent facilement la proie des flammes, tout comme les forêts.
Tiavina, notre chauffeur essaie d’éviter les trous mais ce n’est pas toujours facile, c’est un effort continu de concentration…. Nous souffrons pour lui et pour le véhicule….
Mais lui, ne laisse pas transparaître la fatigue, il met la musique, se trémousse même sur le siège au rythme des chansons et avec toujours le sourire .
C’est difficile d’enlever le sourire aux Malgaches, malgré toutes vicissitudes de la vie.
Le long de la route, les scènes de vie se succèdent : j’aperçois des gens qui trient des tomates (en très grande quantité, certainement d’Ambato Boeny, ville réputée pour sa production) - les charrettes aussi nous disputent la chaussée, et surtout nous sommes en pleine saison des mangues - les fruits sont vendus sur les bords du chemin, la quantité est impressionnante.
Les heures filent rapidement et au moment du déjeuner, la ville de Maevatanàna étant encore éloignée, nous nous arrêtons à Manerinerina, une bourgade où les taxis-brousse ont l’habitude d’effectuer une halte déjeuner.
De nombreux « hotely » (ce sont des gargotes plus ou moins améliorées pour certaines) se sont établis ici pour assurer la restauration de ceux qui voyagent en taxis-brousse lesquels sont alignés en épi de chaque côté de la route. L’ambiance est particulière, beaucoup de voyageurs aguerris, venant du nord ou de l’Ouest, allant vers la capitale où le sud. C’est bruyant, mais c’est une pause bienvenue pour tous.
Nous reprenons la route, la beauté des plateaux s’étale devant nos yeux. Nous constatons des efforts de reboisement à certains endroits, guère suffisants pour combattre le fléau (feu de brousse) qui gagne du terrain. Mais l’initiative est bonne et à multiplier.
Parfois, nous voyons des hommes, des enfants, bêche à la main, essayant de boucher les trous. Au passage des véhicules, ils tendent la main ou leur chapeau, pour quêter quelques Ariary (monnaie locale) en contrepartie de leur travail.
Puis la nuit commence à tomber, nous ne voyons plus grand chose quand tout à coup, au détour d’une colline une lueur qui s’amplifie … Un feu qui a déjà commencé à consumer le versant d’une colline.
Nous nous sentons impuissants, c’est terrible ….
La nuit est complètement tombée et nous arrivons enfin à Ambondromamy où le Kamoro Hôtel nous attend.
Nous avons roulé presque 11h de temps
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